19 janvier 2010
Le 14 janvier 2010, 15h09
Depuis l’automne 2009, l’Union des producteurs agricoles – Développement international (UPA-DI), en collaboration avec L’ŒUVRE LÉGER, travaille conjointement avec une organisation haïtienne nommée FODES-5, dont les bureaux sont à Port-au-Prince. Nous n’avons pas encore réussi à entrer directement en contact avec FODES-5 mais nous avons appris que son coordonnateur général est sain et sauf. Par contre, les infrastructures de FODES-5 ont été lourdement endommagées, voire complètement détruites dans certains cas.
Avant le séisme, FODES-5 travaillait sur un projet agricole axé sur la formation, l’environnement et le développement économique. Ce projet est situé dans la zone de Labrousse, à environ 5 km de l’épicentre du séisme. Plus de cent exploitations agricoles et les familles qui y travaillent sont touchées par ce projet.
Viviane Caouette
UPA Développement international
Le 16 janvier 2010, 07h02
Je vous écris de Cazeau, dans la zone de l’aéroport.
Voici quelques nouvelles, en vrac :
Sœur Nardine a été gravement blessée (bassin fracturé à trois endroits) et a été évacuée en République Dominicaine. Sœur Yolande (70 ans), directrice du nursing et Sœur Thérèse L. (82 ans) ont quitté le pays hier.
L’hôpital Cardinal Léger a été sérieusement endommagé : la section « hospitalisation » est hors d’usage. Les sections « administration » et « chirurgie » tenaient encore debout jusqu’à hier. Les chambres, le dépôt médical et le dépôt de la clinique externe sont détruits. La clinique résiste encore mais les portes du laboratoire sont coincées et ne peuvent s’ouvrir.
Heureusement, au moment du séisme, nous n'avions que deux malades. Une nouvelle maman qui avait dû subir une césarienne la veille et qui est partie en toute hâte avec le bébé et son époux. L’autre patient était un cas d’ACV qui avait passé la nuit à l’hôpital et qui a été transporté à l’extérieur. Sa famille l’a rapidement recueilli.
La résidence des Sœurs est complètement détruite.
La situation est presque indescriptible. Au moment de la première secousse, en compagnie d’un coopérant, Sœur Yolande et moi étions sur la route de retour vers Léogane. On s'est fait brasser dans tous les sens. Je réalise que nous aurions pu mourir : une maison s'est écroulée tout près de la voiture!
Nous sommes chanceuses dans notre malheur : de grandes pertes matérielles mais pas une seule vie humaine.
Soeur Tatienne Fallu